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Serre Bioclimatique

Aérium

Bioclimatic Greenhouse

Aérium

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux collectifs, un ami m’a parlé de l’Aérium. Quand j’ai pris contact avec les membres du collectif j’ai appris qu’ils étaient à la recherche d’un architecte pour concevoir et dessiner une serre bioclimatique.

C’est ainsi que je suis allé vivre quelques semaines sur place pour d’une part découvrir la vie en collectif et d’autre part dessiner la serre bioclimatique. C’est ainsi que j’ai dessiné le projet entre les cours de calligraphie chinoise, les temps de méditation et les randos à la cascade.

Le site qui a été choisi par le collectif comprend une dalle en béton et un mur de soutènement. Nous avons donc choisi d’inclure cette spécificité dans la serre pour en optimiser le fonctionnement.

Pour construire de manière simple avec un matériau peu transformé, nous avons imaginé cette serre avec une charpente en bois rond. Ainsi les troncs de provenance locale pourront être utilisés tels quels. Nous avons imaginé les assemblages en taillant le bois et en stabilisant le tout avec des tiges filetées car c’est une technique simple et efficace qui a déjà bien fait ses preuves au sein de l’Atelier paysan.

Mais que ’est-ce qui différencie une serre bioclimatique d’une serre normale ? Pour faire simple, c’est une serre qui a la capacité d’emmagasiner de la chaleur quand il fait chaud et de la restituer lorsqu’il fait froid. Dans le cadre de ce projet nous avons choisi de combiner plusieurs techniques afin d’en optimiser le fonctionnement.

Premièrement nous avons un mur massif contre le terrain du côté Nord. Ce dernier apporte de l’inertie car il chauffe durant toute la journée, peut emmagasiner naturellement de la chaleur sur plusieurs jours ou mois et la restituer ensuite.

Deuxièmement nous avons un tunnel à galets. C’est une technique qui consiste à enterrer profondément un tuyau très large qui sera rempli de galets. Quand il fait chaud, on prend l’air le plus chaud en haut de la serre et on l’insuffle dans le tunnel. Le tunnel chauffe. Lorsqu’on a besoin de réchauffer de l’air, on inverse le sens de la ventilation, on insuffle de l’air frais dans le tunnel chaud pour le réchauffer.

Si l’on chauffe pendant plusieurs mois d’été la chaleur se propagera dans les galets mais aussi sur plusieurs mètres autour du tunnel, c’est cette chaleur que l’on cherchera à utiliser pour empêcher le gel à l’intérieur de la serre durant les périodes les plus froides de l’hiver.

Si la première technique peut être considérée comme un stockage quotidien, dans le cas de la deuxième on est sur un stockage intersaisonnier.

Lors de la conception, nous avons été inspirés par le travail de Jean-Philippe Valla ingénieur de formation qui a monté un éco-lieu en Isère et beaucoup expérimenté autour de la notion d’autonomie énergétique.

When I first became interested in collectives, a friend told me about the Aérium. When I got in touch with the members of the collective, I learned that they were looking for an architect to design a bioclimatic greenhouse.

So I went to live there for a few weeks to find out about life in the collective and to design the bioclimatic greenhouse. That’s how I designed the project, in between Chinese calligraphy classes, meditation sessions and hikes to the waterfall.

 

The site chosen by the collective includes a concrete slab and a retaining wall. We therefore chose to include this specific feature in the greenhouse to optimise its operation.

In order to build in a simple way with a material that is not much processed, we designed this greenhouse with a log frame. This means that locally sourced trunks can be used as they are. We designed the joints by cutting the wood and stabilising it with threaded rods, a simple and effective technique that has already proved its worth in the Atelier paysan.

 

But what is the difference between a bioclimatic greenhouse and a normal greenhouse? Put simply, it’s a greenhouse that can store heat when it’s hot and release it when it’s cold. For this project, we chose to combine several techniques to optimise its operation.

Firstly, we have a solid wall against the ground on the north side. This provides inertia because it heats throughout the day, can store heat naturally over several days or months and then release it again.

Secondly, we have a pebble tunnel. This technique involves burying a very wide pipe deep underground, filled with pebbles. When it’s hot, we take the hottest air from the top of the greenhouse and blow it into the tunnel. The tunnel heats up. When we need to warm the air, we reverse the direction of ventilation, blowing fresh air into the hot tunnel to warm it up.

If you heat the tunnel over several summer months, the heat will spread not only through the pebbles but also over several metres around the tunnel, and it is this heat that you will want to use to prevent frost inside the greenhouse during the coldest periods of winter.

While the first technique can be considered as daily storage, the second is inter-seasonal storage.

During the design process, we were inspired by the work of Jean-Philippe Valla, an engineer who set up an eco-place in Isère and experimented a lot with the concept of energetic sustainability.

Client: Aérium de Peyraube

Lieu: Arrigas, Cévennes, France

Année: 2022

 

Client: Aérium de Peyraube

Location: Arrigas, Cévennes, France

Year: 2022